Le Patrimoine Industriel et Commercial - suite

Plus loin dans le temps, une exploitation industrielle du bois, « le flottage »sur l’Armançon, a fait vivre de nombreuses familles de flotteurs et marchands de bois, depuis le milieu du XVIè siècle jusqu’à la fin du XIXè.
Comme pour le flottage sur la Cure il s’agissait d’un commerce avec Paris. Des trains de bois étaient assemblés au port de Brienon en amont du pertuis situé au niveau de la décharge de l’actuel moulin ; ils étaient ensuite guidés jusqu’à la capitale par l’Yonne.

Sur le canal de Bourgogne, le transport du bois de chauffage vers Paris a continué un temps ; les habitudes se transformant le commerce s’est adapté. Les péniches ont alors transporté du bois scié .

Transport du Bois sur le canal

 
Jusque dans les années 70, les scieries se sont étirées le long du canal de Bourgogne avant de s’installer en zone industrielle.

Dans cette ligne de métiers liés au canal et au bois, il faut se rappeler la construction et réparation de bateaux. Rue du Foulon.
Voici un toponyme qui rappelle qu’un foulon à draps a tourné ici sur un bief créé sur 3 rus réunis: Ru du Sainfoin, ru de Brignault et ru des Tanneries qui se jetait dans l’Armançon avant le creusement du canal.

Une fabrique de draps a existé au faubourg de la Poterne, disparue en 1890 quand Pierre Bridier écrit – située au « Trianon » l’ une des rares maisons du faubourg de la Poterne-.

C’est lui aussi qui explique que la culture du chanvre était importante au XVIIIè siècle ; la plante baignée aux fontaines de Brignault (opération du rouissage qui ramollit les tiges) pouvait ensuite être « teillée » en famille.

Brienon a compté une quarantaine de tisserands en 1830 .
Ceci explique peut être le nombre de marchands d’étoffes !

Draperie Thireau-GautardDraperie Mercier

Les « anciens » n’ont pas connus ces tisserands, mais peuvent témoigner d’ateliers de passementerie ; enfin il n’y a pas si longtemps Brienon comptait deux tricoteries, peut être sont-elles le prolongement de cette tradition de tissage, peut être aussi liées à la proximité des industries de Troyes.

Il y eut tellement de commerces et d’artisans au XIXè que nous n’en dresserons pas la liste ici.
D’anciennes inscriptions, à différents endroits de la ville rappellent les galochiers qui travaillaient encore dans de petits ateliers jusqu’au milieu du XXè.

L’architecture des maisons de la ville, aux fenêtres encadrées de briques témoignent de la proximité de la fabrication de briques ; il y aurait eu une briqueterie-tuilerie sur la commune ; est-ce entre Brienon et Bouilly ? Esnon et Brienon ?

 
Briques

L’exploitation de la vigne a été une activité commerciale.
A l’époque de la présence des archevêques à Brienon, seigneurs du lieu, c’est-à-dire jusqu’à 1789, le vin local était expédié par l’Armançon jusqu’à Sens.

On peut penser que le commerce existait avec Paris aussi, où l’archevêque avait une résidence.

Les transports de grain et de vin, sur l’Armançon existaient déjà au XIV è. Au XIX è il y avait encore de nombreux vignerons à Brienon ; les typiques caves vigneronnes sont toujours présentes ; « la croix des vignes », « les clouzeaux » sont des toponymes à conserver pour rappeler cette culture qui a entouré le bourg pendant des siècles.

 

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