Le Patrimoine Industriel et Commercial

 

La tannerie Jolly-Dalbanne

poursuivant une activité ancienne (depuis 1641) s’est considérablement agrandie à la fin du XIXè. Elle a cessé toute activité en 1965.
L’entreprise trouvait sur place ses matières premières : cuir et tan (extrait des écorces de chêne), ainsi que l’eau nécessaire
(elle était implantée sur le ru formé par les 2 sources du « Carré » et sur le ru de la "Porte d’en bas").

La Tannerie Jolly-Dalbanne

 

Le Grand moulin sur L'armançon

Il a été construit en 1821 par P-A Jollois (frère de Prosper) ; il a fonctionné jusqu’au début des années 80.
Avant son existence des moulins existaient sur le pont, propriété de l’archevêque. (voir carte de 1702).
D’autres moulins, tous postérieurs à 1789 ont tourné à Brienon : un sur le ru de Brignault, deux sur le Créanton, un sur le ru de Bord et un sur les sources de Sennevière.

La contrée produisait depuis longtemps une grande quantité de blé. Un plan de 1735 porte la mention du « marché au bled », le long de l’ancienne halle ; c’est Pierre Bridier qui « relance » le marché aux grains en 1858 puis une nouvelle halle aux grains est construite sur la place du Carré en 1884.

Aujourd’hui le blé n’est plus écrasé à Brienon, mais les céréales sont toujours entreposées dans de hauts silos modernes.

 
Le Grand moulin sur L'armançonCarte du Moulin

 

La Sucrerie

Elle a fermé en 1995, après 120 ans d’activité et différentes transformations.
La première cheminée mesurait 30 m ; à la fin des années 1920, une nouvelle s’est élevée à 76 m dans le ciel de Brienon.

Les véhicules avaient changé au fil des décennies, mais le ballet des chargements demeuraient pendant les campagnes.

Les « murs » de betteraves existent encore dans les champs à la fin de l’automne, mais les odeurs de pulpe ne flottent plus dans la ville pendant la « production » .
Il faut que l’histoire de cette entreprise dont le souvenir est encore si vif dans les mémoires brienonnaises soit un jour contée, sinon nos petits-enfants ne sauraient plus ce qu’était « le soleil de Brienon ».

 
La Sucrerie
 

Usine à gaz

De l’usine à gaz de Brienon il ne reste aucun toponyme, ni aucun vestige. Jusqu’en 1956, elle a distribué du gaz d’éclairage et de chauffage.

La ville était à la pointe du progrès juste après la guerre de 1870, à la signature de la première convention d’exploitation de l’ usine.

Elle était située rue du Pré Gloriot.

C’est Pierre Bridier qui a été à l’origine du projet, après avoir fait la preuve, en 1861, de la possibilité de produire du gaz de houille sans risque de nuisances ; l’un des premiers exploitants est Stucker ; ensuite M. Richard en sera aussi le fermier tout en étant propriétaire de l’usine électrique de La Caillotte.

 
Usine à GazLa CaillotteUsine à gazBecs de GazGaz

 

Page suivante

Voyage en Chine : "La nouvelle route de la Soie"


Téléchargez le film de cette magnifique collaboration ici